Avant Propos

Posté par emmausneuillyplais le 28 août 2008

Bonjour,

Après la mise en place du site internet de la communauté, nous essayons de créer une autre forme de dialogue avec vous. Ici, il sera beaucoup plus question de communication sur des évènements d'actualité, de partage de nos émotions, impressions et coups de gueule, ou d'évoquer des parcours personnels. 

Ce blog est enfin un moyen de nous rappeler d'où nous venons, où nous en sommes aujourd'hui de notre route, et d'affirmer ce que nous voulons rester.

Si nous devons questionner notre société en matière de justice et de fraternité, nous ne devons jamais cesser de nous remettre nous-même en question.


Vous pouvez à tout moment revenir sur le site de la communauté en cliquant sur le lien de la colonne droite de votre écran.
JC Dromard.

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http://www.mortsdelarue.org/

Posté par npresponsable le 21 décembre 2009

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Texte lu au cours de la célébration d’hommage aux Morts de la rue

le 18 novembre 2009

 

 

Frères humains qui après nous vivez,

N’ayez les coeurs contre nous endurcis…

Ainsi au Moyen-âge, par la voix du poète François Villon, les pendus apostrophaient-ils les passants. Et nous, aujourd’hui, pour faire entendre à d’autres passants la voix d’autres « sans-voix », nous avons choisi d’installer ce cimetière d’un jour sur la place du Palais-Royal.

On a évoqué tout-à-l’heure un espace du grand cimetière de Thiais où la Mairie de Paris, c’est-à-dire nous, les parisiens, enterrons les isolés et les abandonnés, dont certains morts de la rue. Cet espace, autrefois appelé « carré des indigents », vient d’être rebaptisé « espace de la fraternité » Eh bien nous, ce soir, rebaptisons pour un jour la place du Palais Royal en « espace de la fraternité avec tous les Morts de la rue ».

Il peut paraître incongru d’installer les grands exclus au coeur d’un quartier qui symbolise le pouvoir, la richesse, le luxe, la culture, la beauté, toutes choses dont ils ont été privés, définitivement pour la plupart, quand ils sont, comme on dit, tombés dans la rue. Mettez-les sur les marges, dira-t-on, ce sont des « marginaux ». C’est le contraire que nous avons décidé de faire : les replacer au coeur de la cité où ils sont morts.

Avouons-le, les voir à notre porte, dans le métro, sur les trottoirs nous gêne. Car il est presque insupportable de penser que le même lieu, les rues de nos villes, LA RUE qui est à tout le monde, soit en réalité pour les uns un lieu de vie, le moyen de rentrer chez soi, d’aller à son travail, de se promener, d’aller au cinéma ou chez ses amis, et, pour quelques autres, un espace de mort, lente ou brutale, lieu d’errance ou de stagnation à haut risque, de solitude et de dénuement, un non-lieu, un mouroir. Alors on passe, en essayant de ne pas voir.

Nous voulons bien les assister, nous dépensons même de l’argent pour cela. Mais qu’on les mette à l’écart !

L’absence d’une véritable politique et parfois nos comportements vont dans ce sens. Dans la bonne conscience générale, l’Etat, qui subventionne mais ne pilote pas, se défausse sur les associations qu’il charge de maintenir les sans-abris en survie, dans des hébergements encore inadaptés. Surtout pas de morts, cet hiver !

Or ceux qui viennent de mourir demandaient tout autre chose. Figurez-vous que ces gens-là, si marqués pourtant, parfois abîmés, par le malheur, l’injustice ou même les fautes qu’ils avaient commises, ces genslà avaient une exigence démesurée : être reconnus et sortir de la rue pour vivre comme tout le monde, au milieu de tout le monde. Ils demandaient un « chez soi », leur autonomie, les moyens de retrouver le simple désir de vivre. Ils prétendaient avoir droit à cette aide dans un des pays les plus riches du monde et, qui plus est, le pays des Droits de l’homme. On était tenté de leur dire : attendez qu’on ait résolu la crise mondiale.

Eux en faisaient un préalable à toute politique. Et ils avaient raison. Nous ne leur avons pas permis de nous rejoindre. Or si nous n’offrons pas sa juste place à l’autre, ne mettons-nous pas en péril notre propre humanité ?

Il suffirait en effet de regarder, d’un peu près, dans sa complexité, la situation singulière de ces accidentés de la vie, pour s’apercevoir que, chacun sur son parcours, cumule  plusieurs formes de nos fragilités, qu’elles soient familiales, sociales ou concernent la santé, le travail, le logement. Or notre société ne supporte plus de voir sa propre vulnérabilité. Ils sont bien des nôtres, ils nous ressemblent, ils font partie de nous. Et c’est pourquoi la rencontre de ces témoins incontournables de la difficulté de vivre révèle la réalité occultée de notre société, et devrait être le moyen d’une prise de conscience. Avant de s’interroger sur l’identité nationale, la France ne pourrait-elle pas s’interroger sur la solidarité nationale ? Quel visage a-ton avec un coeur endurci ?

Osons donc nous regarder en face : nous sommes embarqués dans le même bateau, que nous le voulions ou non. Si ce n’est pas la vie, c’est la mort qui le dira. Serait-elle seule capable de nous mettre enfin à égalité ?

Comme l’écrivait encore, et pour finir, François Villon, dans ces quelques vers de son Testament :

Je connais que pauvres et riches,

Sages et fols, prêtres et lais,

Nobles, vilains, larges et chiches,

Petits et grands, et beaux et laids,

Dames à rebrassés collets,

De quelconque condition,

Portant atours et bourrelets,

Mort saisit sans exception.

Pour clore cette cérémonie, nous vous proposons donc un geste collectif, dans le silence du recueillement.

De nos mains réunies formons symboliquement un grand cercle avec les amis, présents ou absents qui, ces temps-ci, à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes, Rouen, Bruxelles, Kielce… organisent le même genre de célébration Et en son centre, mettons ce soir à l’honneur, en fraternité dans la mort, autour de ce cimetière éphémère, au coeur de la ville, les Morts de la rue.

 

 

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Emmaus Neuilly Plaisance construit!

Posté par npresponsable le 17 décembre 2009

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1ères Rencontres Cinématographiques de l’AFB d’Emmaüs - 7 au 11/12 à Paris (11°)

Posté par npresponsable le 6 décembre 2009

1ères Rencontres Cinématographiques de l'AFB d'Emmaüs - 7 au 11/12 à Paris (11°) Imprimer
Rencontres AFBLes 1ères Rencontres Cinématographiques de l'Atelier Formation de Base de l'Association Emmaüs auront pour thème les migrations. Ces rencontres auront lieu du Lundi 7 Décembre au Jeudi 10 Décembre 200 à l'AFB, 23 rue Robert et Sonia Delaunay, à Paris (11°).Plus d'informations et programme complet sur le blog http://rencontrecineafb.canalblog.com/

 

 

Programme du Lundi 7 Décembre

11h:

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Gran Torino” de Clint Eastwood

Film américain. Durée : 1h 55min.Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise. Lorsque le jeune et timide Thao tente de la lui voler sous la pression d'un gang, Walt fait face à la bande, et devient malgré lui le héros du quartier.

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15h30:

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La Graine et le Mulet” d'Abdellatif Kechiche

 

Film français.2h31 Sète, le port. Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Père de famille divorcé, s'attachant à rester proche des siens, malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions que l'on sent prêtes à se raviveril ne songe qu'à s’en sortir en créant sa propre affaire : un restaurant ! imagesCAXTC232

 


19h:

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Gadjo Dilo” de Tony Gatlif

 

Film Français.1h40 Stéphane, jeune français, est un “Gadjo Dilo”, un étranger fou. A la mort de son père, il décide de partir seul en Roumanie pour retrouver une mystérieuse chanteuse que son père écoutait inlassablement. Le seul indice qu'il possède, est un nom, sur une cassette: Nora Luca. Isidore, un vieux monsieur dont le fils est en prison, le prends sous son aile. Plus tard, il est aidé par Sabine (Rona Hartner), une jeune femme qui parle un peu le français. Au fil des recherches, Stéphane décide d'enregistrer les chants traditionnels tziganes. Comme dans Les Princes et Latcho Drom, les deux films qui ont précédé Gadjo Dilo, Tony Gatlif rend hommage à la beauté de la musique Tzigane.

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“Gadjo Dilo” sera présenté par la comédienne principale du film: Rona Hartner

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12-11-09

Programme du Mardi 8 Décembre 2009

11h:

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Golden Door d'Emmanuele Crialese (2007), 1h58min

Début du XXème siècle. Dans un coin perdu de la campagne sicilienne, vit une famille de paysans qui s'échinent sur le même lopin de terre depuis des générations. Salvatore décide de vendre tout ses biens : sa terre, sa maison, son bétail pour partir avec ses enfants et sa mère âgée mener une vie meilleure de l'autre côté de l'océan.

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15h30:clip_image002 Héritiers du silence”de Saïd Bahij ,en avant-premièreLe documentaire s’ouvre sur le panneau « Mantes-la-Jolie » en mauvais état. On entre dans le documentaire comme on arrive dans la ville, sauf que le voyage ne sera pas simplement géographique mais historique, sémiologique et social.

images9 Film militant, il nous présentera une vision historique et onirique dans notre approche de l'immigration.La projection se fera en présence de Saïd Bahij

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L'Emigrant” de Charlie Chaplin (1917), 20 min

Suivi de :

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Welcome” de Philippe Lioret (2008), 1h50min

…Simon ne sait plus très bien où il en est dans sa vie redevenue célibataire ponctuée par les longueurs de bassin qu’il inflige à ses élèves jour après jour à la piscine de la ville de Calais, au nord de la France. Son quotidien morose bascule soudain avec l’intrusion d’un élève dont la pugnacité l’intrigue. C’est que Bazda s’est mis en tête de traverser la Manche à la nage pour retrouver sa Dulcinée exilée à Londres et en passe d’être mariée à un homme qu’elle n’aime pas. A 17 ans, ce Kurde sans papiers n’a guère d’autre solution pour se construire une vie et Simon décide de l’aider. Dans cette entreprise carrément folle, le maître-nageur retrouvera peut-être l’estime de sa femme d’abord, et l’estime de soi tout court. C’est ici la rencontre impromptue, chaleureuse et poignante de destinées qu'on penserait aux antipodes, avec un goût d’humanité qui souligne pourtant la dureté des temps de la mondialisation sur une planète paradoxale; toujours plus large et accueillante pour les riches, plus fermée et hostile aux pauvres…

 

Un film militant qui fait rimer altérité et solidarité avec Vincent Lindon pour figure de proue.

 

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Le débat portera sur les “Déliquants solidaires” :

 

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- Philippe Lioret, réalisateur de “Welcome”         

- Christophe Deltombe, Avocat, Président d'Emmaüs- France 

- RESF

  

16-11-09

Programme du Mercredi 9 Décembre

15h30 :

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“Azur et Asmar” de Michel Ocelot, 2006, 1h39min

Azur est blond, les yeux bleus, il est le fils d'un châtelain. Asmar est brun, il a les yeux noirs et est fils de nourrice. L'amour de la nourrice est aussi grand pour l'un que pour l'autre. Toute la journée, elle les berce avec l'histoire de la fée des Djinns, enfermée dans un endroit mystérieux à cause d'un sortilège.

Un jour, le châtelain décide qu'il est temps pour Azur de connaître les bonnes manières. Il l'envoie à la ville, et renvoie la nourrice et son fils. Les années passent. Azur a appris les bonnes manières mais l'histoire de la fée des Djinns ne l'a pas quittée. Il décide de partir seul, de l'autre côté de la mer, pour la trouver, la libérer et l'épouser.

Petit à petit, il découvre le pays que la nourrice lui décrivait dans son enfance. Par hasard, il entend sa voix et la retrouve. Asmar est là ausi, déterminé, lui aussi, à conquérir la fée des Djinns…

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19h :images

“Taxi Wala” de Lola Friedrich, Film français, 2007, 16 min

Suivi de:

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J'habite le français” de Chantal Briet, 2008, 58 min.

À Paris, Majouba, Huan Xiao, Moumita, Gounda, Chonchucha et Moindze se rendent à “La Maison du Bas Belleville”, dans l’espoir d’apprendre ou d’améliorer leur français. Ainsi, le temps d’un premier entretien avec des formateurs, des hommes et des femmes de tous continents vont nous laisser entrevoir quelques fragments de leur histoire, et leur besoin vital d’accéder aux clés de la langue. Mais comment s’exprimer quand on ne parle pas du tout la langue, ou si peu ? Ces rencontres sont l’occasion de séquences mémorables, où le tragique avoisine le comique dans un film qui, doucement, prend la forme d’une comédie douce-amère sur notre société.

 

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Le film sera projeté en présence de Chantal Briet, réalisatrice.

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Programme du Jeudi 10 Décembre 2009

11h :

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“The Visitor” de Thomas Mac Carthy, 2007, 1h45min

Professeur d'économie dans une université du Connecticut, Walter Vale, la soixantaine, a perdu son goût pour l'enseignement et mène désormais une vie routinière. Il tente de combler le vide de son existence en apprenant le piano, mais sans grand succès…
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 15h30:

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“Inch'Allah Dimanche” de Yamina Benguigui, 2001, 1h38 min

En 1974, à l'époque du regroupement familial, Zouina, une belle maghrébine d'une trentaine d'années, arrive de son Algérie natale avec ses trois enfants pour s'installer à Saint-Quentin, en Picardie, sous l'étroite surveillance de sa belle-mère Aïcha. Elle vient rejoindre Ahmed, son mari, dont elle vit séparée depuis dix ans et qu'elle considère presque comme un inconnu. Celui-ci est ouvrier spécialisé dans une usine textile. Zouina partage sa cour avec un couple de retraités. L'arrivée de cette famille est une véritable catastrophe pour M. et Mme Donze et les hostilités ne tardent pas à se déclarer.

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Mémoires d'immigrés de Yamina Benguigui, 1997, 3×52 min.

Les Pères
Ils sont arrivés dans les années cinquante, sans famille, sans épouse. Regroupés par communautés villageoises, ils travaillent sans relâche en chantier, en usine. Faute de structures d'accueil, ils ont vécu dans des baraquements. Ce sont des hommes seuls, dociles, mobiles et rentables.
Les Enfants
Nés en France ou venus en bas âge dans le cadre du regroupement familial, les enfants d'immigrés maghrébins vont subir de plein fouet, tout comme leurs parents, les contradictions de la politique qui leur est appliquée.

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Le film sera projeté en présence de Yamina Benguigui, Rachid Kaci (interviewé dans le film) et Liesel Schiffer, auteur de livre “Ces immigrés qui ont fait la France”

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30-11-09

Les 1ères Parties !

Nous aurons la chance de diffuser des courts- métrages en 1ère Partie de soirée, avant les films.

Le Mardi 8 Décembre à 19h, nous diffuserons “L'Emigrant” de Charlie Chaplin

http://www.youtube.com/watch?v=IlQhNjqIijI

Résumé: A bord d'un paquebot a destination de l'Amérique, Charlot décide de prendre une jeune fille et sa mère sous sa protection. Tout ce petit monde se retrouve à New York devant un restaurant…

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 Toujours Le Mardi 8 décembre à 19h30, nous diffuserons un film de La CimadeAmoureux au Ban Public“, 9 min, 2008 qui présente le témoignage d'un homme dont la femme africaine a été expulsé…


 Le Mercredi 9 Décembre à 19h, nous diffuserons “Taxi Wala” de Lola Friedrich, 2008

Résumé: À Paris, un chauffeur de taxi commence sa journée de travail. Une femme d’origine indienne lui indique une adresse. Arrivés à destination, le lieu indiqué est fermé. La passagère exige alors de revenir à son point de départ. Peu à peu, le chauffeur de taxi prend conscience que la femme qu’il emmène est complètement perdue…

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et, bien sur, d'autres surprises !

03-12-09

Petits changements…

Le film “L'Emigrant” de Charlie Chaplin est déprogrammé du mardi 8/12.

Le film “Héritiers du silence” de Saïd Bahij est avancé de 15h30 à 14h30 le Mardi 8/12.

En espérant, ne pas causer des problèmes !

http://rencontrecineafb.canalblog.com/

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Emmaüs invente « l’écocyclerie »

Posté par npresponsable le 3 décembre 2009

Les Echos - 02/12/2009

par MARTINE ROBERT-DELPORTE

Emmaüs innove sur le terrain du recyclage pour pérenniser son modèle d'économie solidaire.

Les communautés Emmaüs de Neuilly-Plaisance et de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), voisines, ont inauguré hier une écocyclerie de pointe employant une vingtaine de compagnons. Baptisée Emmaüs Avenir, elle trie tous les déchets issus des dons collectés. Chaque année, Emmaüs récupère en France plus de 3 millions de mètres cubes de meubles, vêtements, appareils électriques et électroniques. Après un travail de fourmi, l'essentiel est remis en état et revendu. Restent 53.000 tonnes de déchets. Pour exploiter une part de ce filon potentiel, les deux communautés ont acquis une ancienne usine de 3.000 mtransformée en centre de recyclage de pointe. L'investissement, d'un montant de 2,2 millions d'euros, financé essentiellement grâce à un emprunt sur trente ans et une subvention du conseil général, constitue un pari risqué. Pour le relever, un ancien directeur logistique bénévole apporte son expertise. A côté d'ateliers de menuiserie, horlogerie, électricité, électroménager, informatique, cycles, où est réparé ce qui peut l'être, les objets inutilisables sont répartis dans diverses bennes. La tonne de déchets électroniques est ainsi vendue 113 euros, la tonne de ferraille 35 euros.  « Cela génère de 2.000 à 3.000 euros de recettes chaque mois »  , précisent Olivier Galland et Richard Herry, coresponsables d'Emmaüs Avenir.  « Alors que les dons baissent, donc nos recettes, et que sur la collecte et le recyclage nous sommes de plus en plus concurrencés, il faut avoir une approche industrielle, adopter les méthodes de l'entreprise, sans toucher aux fondamentaux d'Emmaüs, la lutte contre l'exclusion »,  souligne Olivier Galland.

Cette écocyclerie deviendra bientôt un pôle de formation régional sur les métiers de la récupération du bois, des métaux, des équipements électriques et électroniques.

Emmaüs s'est mobilisé auprès des pouvoirs publics pour imposer des écotaxes sur la filière textile, ainsi que sur les déchets électriques et électroniques, afin de soutenir les opérations de tri et de recyclage et, du même coup, de financer des emplois solidaires. Fort de ces compétences, le mouvement a également entrepris de séduire les collectivités locales, qui ont des projets de « recyclerie ».

Une directive européenne de novembre 2008 incite en effet ces dernières à privilégier la prévention des déchets plutôt que leur traitement. Des plans d'action à l'échelon des départements ont été mis en place ainsi que des commissions spécialisées au sein desquelles les communautés Emmaüs se sont positionnées afin de proposer aux municipalités une panoplie de services, de l'installation de points de collecte dans les déchetteries au démantèlement des encombrants. A la communauté Emmaüs de Neuilly-Plaisance, qui emploie une quarantaine de compagnons encadrés par quelques salariés, un nouveau produit a été imaginé, déjà adopté par plusieurs municipalités : un chalet constitué de palettes de bois récupérées sur les chantiers et isolé avec de la ouate de cellulose, un autre déchet, issu, lui, de l'industrie du papier. Cet habitat breveté, d'un coût de 15.000 euros, a été acquis par Rosny-sous-Bois et Montreuil pour y loger Roms et SDF. En son temps, l'abbé Pierre lui-même avait conçu un autre hébergement faisant appel au système D, l'Igloo, toujours utilisé au Plessis-Trévise.

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30 NOVEMBRE 2009 Inauguration d’Emmaüs Avenir

Posté par npresponsable le 1 décembre 2009

Album: Inauguration Emmaüs Avenir

73 images
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Nuit solidaire à la Bastille avec Neuilly Plaisance

Posté par npresponsable le 30 novembre 2009

Album: nuit solidaire 2

42 images
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