Avant Propos

Posté par emmausneuillyplais le 28 août 2008

Bonjour,

Après la mise en place du site internet de la communauté, nous essayons de créer une autre forme de dialogue avec vous. Ici, il sera beaucoup plus question de communication sur des évènements d’actualité, de partage de nos émotions, impressions et coups de gueule, ou d’évoquer des parcours personnels. 

Ce blog est enfin un moyen de nous rappeler d’où nous venons, où nous en sommes aujourd’hui de notre route, et d’affirmer ce que nous voulons rester.

Si nous devons questionner notre société en matière de justice et de fraternité, nous ne devons jamais cesser de nous remettre nous-même en question.


Vous pouvez à tout moment revenir sur le site de la communauté en cliquant sur le lien de la colonne droite de votre écran.
JC Dromard.

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journée festive

Posté par npresponsable le 12 mai 2010

EMMAÜS NEUILLY-PLAISANCE

JOURNÉE FESTIVE

DIMANCHE 16 MAI 2010

de 14h à 19h : SCÈNE OUVERTE
Communaute Emmaüs -- 38 Avenue Paul Doumer
Accès gratuit

à 20h30
ONE MAN SHOW>
Salle des fetes-11 Avenue Foch.
5 euro adultes-3 euro moins de 20 ans
gratuit pour les moins de 6 ans

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nouveau numéro de téléphone.

Posté par compagnonneuillyplaisance le 6 mai 2010

Désormais,la communauté Emmaüs de Neuilly-plaisance et Neuilly sur marne on changer de numéro de téléphone.
Vous pouvez nous joindre au:0 805 13 03 03
Pour les ramassages vous pouvez aussi nous envoyer vos mails a:Emmaus.planning@free.fr

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Vente spécial a Emmaüs Neuilly-plaisance.

Posté par npresponsable le 6 mai 2010

Vente spécial Samedi 8 mai,10h-12h30 14h30-18h
Tapis,Jouets anciens,Outillage,et aussi dvd,livres,bd,etc.
38 av Paul Doumer-RER A-Bus 114 ou 127

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Rejoignez nous sur une nouvelle page internet!

Posté par npresponsable le 13 mars 2010

AVEC LA CREATION DE NOTRE CHANTIER D’INSERTION « LES BATISSEURS D’EMMAUS », NOUS AVONS CREE UNE PAGE SUR FACEBOOK ACCESSIBLE EN CHERCHANT « LES BATISSEURS ».

vOUS ETES TOUS CORDIALEMENT INVITES A VENIR NOUS Y RENDRE VISITE, COMMENTER, INTERROGER, NOUS ENGUEULER, NOUS ENCOURAGER, C’EST EN FAISANT VIVRE LA COMMUNICATION QUE VOUS POUVEZ FAIRE VIVRE NOTRE CHANTIER.

Les bâtisseurs

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grande vente

Posté par emmausneuillyplais le 11 mars 2010

la prochaine grande vente aura lieu

 

le samedi 5 juin et dimanche 6 juin

 

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les horaires d’ouvertures des salles de ventes

Posté par emmausneuillyplais le 11 mars 2010

nous sommes ouvert :

 le mardi , jeudi, vcendredi de 14h à 17h

le mercredi :  de 10 heures a 12 heures et de 14h à 17h

le samedi : de 10h a 12h30 et de 14h30 a 18h

 

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http://www.mortsdelarue.org/

Posté par npresponsable le 21 décembre 2009

20091118.jpg

 

Texte lu au cours de la célébration d’hommage aux Morts de la rue

le 18 novembre 2009

 

 

Frères humains qui après nous vivez,

N’ayez les coeurs contre nous endurcis…

Ainsi au Moyen-âge, par la voix du poète François Villon, les pendus apostrophaient-ils les passants. Et nous, aujourd’hui, pour faire entendre à d’autres passants la voix d’autres « sans-voix », nous avons choisi d’installer ce cimetière d’un jour sur la place du Palais-Royal.

On a évoqué tout-à-l’heure un espace du grand cimetière de Thiais où la Mairie de Paris, c’est-à-dire nous, les parisiens, enterrons les isolés et les abandonnés, dont certains morts de la rue. Cet espace, autrefois appelé « carré des indigents », vient d’être rebaptisé « espace de la fraternité » Eh bien nous, ce soir, rebaptisons pour un jour la place du Palais Royal en « espace de la fraternité avec tous les Morts de la rue ».

Il peut paraître incongru d’installer les grands exclus au coeur d’un quartier qui symbolise le pouvoir, la richesse, le luxe, la culture, la beauté, toutes choses dont ils ont été privés, définitivement pour la plupart, quand ils sont, comme on dit, tombés dans la rue. Mettez-les sur les marges, dira-t-on, ce sont des « marginaux ». C’est le contraire que nous avons décidé de faire : les replacer au coeur de la cité où ils sont morts.

Avouons-le, les voir à notre porte, dans le métro, sur les trottoirs nous gêne. Car il est presque insupportable de penser que le même lieu, les rues de nos villes, LA RUE qui est à tout le monde, soit en réalité pour les uns un lieu de vie, le moyen de rentrer chez soi, d’aller à son travail, de se promener, d’aller au cinéma ou chez ses amis, et, pour quelques autres, un espace de mort, lente ou brutale, lieu d’errance ou de stagnation à haut risque, de solitude et de dénuement, un non-lieu, un mouroir. Alors on passe, en essayant de ne pas voir.

Nous voulons bien les assister, nous dépensons même de l’argent pour cela. Mais qu’on les mette à l’écart !

L’absence d’une véritable politique et parfois nos comportements vont dans ce sens. Dans la bonne conscience générale, l’Etat, qui subventionne mais ne pilote pas, se défausse sur les associations qu’il charge de maintenir les sans-abris en survie, dans des hébergements encore inadaptés. Surtout pas de morts, cet hiver !

Or ceux qui viennent de mourir demandaient tout autre chose. Figurez-vous que ces gens-là, si marqués pourtant, parfois abîmés, par le malheur, l’injustice ou même les fautes qu’ils avaient commises, ces genslà avaient une exigence démesurée : être reconnus et sortir de la rue pour vivre comme tout le monde, au milieu de tout le monde. Ils demandaient un « chez soi », leur autonomie, les moyens de retrouver le simple désir de vivre. Ils prétendaient avoir droit à cette aide dans un des pays les plus riches du monde et, qui plus est, le pays des Droits de l’homme. On était tenté de leur dire : attendez qu’on ait résolu la crise mondiale.

Eux en faisaient un préalable à toute politique. Et ils avaient raison. Nous ne leur avons pas permis de nous rejoindre. Or si nous n’offrons pas sa juste place à l’autre, ne mettons-nous pas en péril notre propre humanité ?

Il suffirait en effet de regarder, d’un peu près, dans sa complexité, la situation singulière de ces accidentés de la vie, pour s’apercevoir que, chacun sur son parcours, cumule  plusieurs formes de nos fragilités, qu’elles soient familiales, sociales ou concernent la santé, le travail, le logement. Or notre société ne supporte plus de voir sa propre vulnérabilité. Ils sont bien des nôtres, ils nous ressemblent, ils font partie de nous. Et c’est pourquoi la rencontre de ces témoins incontournables de la difficulté de vivre révèle la réalité occultée de notre société, et devrait être le moyen d’une prise de conscience. Avant de s’interroger sur l’identité nationale, la France ne pourrait-elle pas s’interroger sur la solidarité nationale ? Quel visage a-ton avec un coeur endurci ?

Osons donc nous regarder en face : nous sommes embarqués dans le même bateau, que nous le voulions ou non. Si ce n’est pas la vie, c’est la mort qui le dira. Serait-elle seule capable de nous mettre enfin à égalité ?

Comme l’écrivait encore, et pour finir, François Villon, dans ces quelques vers de son Testament :

Je connais que pauvres et riches,

Sages et fols, prêtres et lais,

Nobles, vilains, larges et chiches,

Petits et grands, et beaux et laids,

Dames à rebrassés collets,

De quelconque condition,

Portant atours et bourrelets,

Mort saisit sans exception.

Pour clore cette cérémonie, nous vous proposons donc un geste collectif, dans le silence du recueillement.

De nos mains réunies formons symboliquement un grand cercle avec les amis, présents ou absents qui, ces temps-ci, à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes, Rouen, Bruxelles, Kielce… organisent le même genre de célébration Et en son centre, mettons ce soir à l’honneur, en fraternité dans la mort, autour de ce cimetière éphémère, au coeur de la ville, les Morts de la rue.

 

 

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